top of page
À celui qui dit « Je n’ai pas le temps de lire », il faut répondre « Je n’ai pas le temps de ne pas lire ». 

Site officiel de
l'écrivain

Guy D'Amours

Dans la presse

La vie ne serait-elle qu'une longue attente ? Une attente qui résulte d'une absence. Une absence qui creuse un grand vide. Un grand vide qui porte un nom : solitude. Une solitude accablante et à laquelle aucun de nous ne peut échapper, car elle est le propre de la condition humaine : « Tout le temps il est entre la maison et l'école, entre la solitude et les autres, entre sa vie et son attente. » Dans ce petit livre doux-amer, à travers des textes patiemment ciselés, Guy D'Amours témoigne à quel point l'attente est tristesse. Ni un roman ni un essai, ce texte est un poème. Un poème en prose qui évoque un homme dans un café, une femme enceinte, un enfant pas comme les autres, un facteur qui ne passe pas, etc.

Didier Fessou,
LE SOLEIL

La routine du quotidien tue. Alexandre Jardin explique dans Fanfan comment s’y prendre pour échapper au cercle vicieux de la répétition d’un temps coulant comme un long fleuve tranquille exempt de la crue des eaux du printemps. La monotonie génère l’angoisse du héros. Contrairement à celui de Fanfan, il ne force pas le destin. Il a choisi l’attente de l’événement salvateur qui comblera le manque. Une attente porteuse de l’espérance qui le soude malgré tout à la vie. Vaine serait sa mort, croit-il en considérant les enfants qui cherchent eux aussi les liens les unifiant avec bonheur à leur destin. En attendant sa pâque, il parcourt la ville, où les scènes auxquelles il assiste creusent son spleen. Même ses rapports à autrui sont entachés de carences. Enfant, il attend une mère qui oublie de le border. Plus vieux, il attend le retour du vélo qu’il s’est fait voler et le sourire de la belle qu’il désire. Sa vie se déroule sous le signe de l’acte manquant à l’instar de la quête vaine du Graal. Le héros fatigué des conventions sociales espère tout de même une épiphanie porteuse de rapports humains satisfaisants. Le roman échappe à l’art du genre en conférant un accent poétique, qui transforme la thématique de l’attente en donnée universelle de l’existence.

Paul-André Proulx,
LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE

Il semblerait qu'encore une fois que Guy D'Amours, éditeur passionné, singulier prosateur, franc-tireur amusé, ait décidé de tout miser sur l'authenticité. Son premier roman, Les mémoires de Merlin, avait été le fruit de cinq ans de recherches, de 500 pages de notes. Trois livres plus tard, il choisit pour Tout sauf gris un chouette format carnet-photos, des noires et des blanches accompagnées de traits de rêveries, d'observations vagabondes. Certaines recèlent de l'universel : la fugacité du temps, le chagrin, l'isolement, le questionnement, mais aussi l'enfance et l'émerveillement. D'autres photographies, et c'est drôle à dire, ont quelque chose de profondément québécois. Il est plaisant, en tout cas, de lire des mots comme : « Je rêve d'une panne d'électricité qui durerait cent ans. »

Vincent Thibault,
LE LIBRAIRE

Un petit recueil de pensées sur la vacuité de la triste attente, de celle de la femme enceinte sans désir d'enfant, de l'homme qui prie sur son banc d'église, de l'ado devant le vide, de l'homme abandonné par son amoureuse, de l'enfant qui ne sera jamais bordé par sa mère. L'attente en solitaire, l'attente partagée, complice, l'attente sous l'apparence de satisfaction. Chez l'auteur, on attend comme on cherche à échapper au cycle du tracé d'avance, au fardeau d'un quotidien qui se répète inlassablement. "L'attente n'est au fond qu'une trop grande imbibition de réel", nous dit celui-ci. Pour être heureux, il faudrait donc mentir

Jade Bérubé,
LA PRESSE

On n’a jamais aussi bien démêlé l’écheveau complexe de la formation et de l’évolution, à travers l’histoire, du personnage sous ses divers noms et visages, depuis le lointain VIe siècle jusqu’aux productions contemporaines.

Le monde peut s'ébrouer bruyamment, des poètes en traduiront toujours la beauté, ils dépeindront une petite fleur poussant entre les pavés d'une ruelle. Ainsi en est-il du récit inclassable de Guy D'Amours, titré L'Attente. L'exaspération d'un être humain inapte à se mouvoir dans un univers frelaté. [...] Chaque page lue et tournée nous a mis en tête la phrase de Théodore Monod : « On a tout essayé sauf l'amour.» Car, c'est bien d'amour qu'il s'agit dans ce texte réflectif écrit de manière sporadique et spiralée que ne désavoueraient pas Christian Bobin, ni Philippe Delerm. Si Guy D'Amours prête à son personnage des pensées douces-amères, il évite les clichés imputables au sentiment noble qu'est l'amour. Conquête du Graal dont nous ne venons jamais à bout tant nous en cernons mal la démesure. Dans toute relation amoureuse, n'attendons-nous pas l'exception alors que nous nous élevons peu au-dessus de l'ordinaire. D'où l'attente inconsciente et rassurante que manigance le rêve. À lire un jour de pluie, un jour de brouillard à la Meaulnes...

Dominique Blondeau,
MA PAGE LITTÉRAIRE

Si calme et parfois triste.

Chritian Bobin, auteur,
À PROPOS DE L'ATTENTE

Ce n'est plus un roman, c'est un poème.

Jean Marcel, auteur,
À PROPOS DE L'ATTENTE

Magnifique et bouleversant.

Maxime Mongeon, auteur,
À PROPOS DE L'ATTENTE

Jean Marcel,
PRÉFACE DE LES BÂTARDS DE CAMELOT

L’Attente de Guy D’Amours : un roman qui transforme le silence en matière vive

L’Attente s’impose d’emblée comme un roman rare, de ceux qui ne cherchent pas à séduire par l’esbroufe, mais par une densité intérieure qui se déploie lentement, presque imperceptiblement, jusqu’à envelopper complètement le lecteur. Guy D’Amours y orchestre une exploration magistrale du temps suspendu, de ces interstices où rien ne semble se produire — et où pourtant tout se joue.

Une dramaturgie du presque-rien qui devient tout

Ce qui frappe d’abord, c’est la manière dont D’Amours parvient à faire de l’attente un véritable moteur narratif. Loin d’être un simple état passif, elle devient une tension, une vibration, un espace où le personnage principal se révèle. Le roman repose sur une dramaturgie subtile : les gestes anodins, les hésitations, les micro-décisions prennent une importance démesurée, comme si chaque seconde contenait une bifurcation possible.

Cette capacité à rendre le quotidien incandescent rappelle parfois les grands miniaturistes de l’intime — mais D’Amours ne copie personne. Il invente sa propre respiration, son propre rythme, une manière de faire sentir que le monde intérieur est plus vaste que l’extérieur.

 

Une écriture précise, ciselée, mais jamais froide

La prose de D’Amours est d’une précision remarquable. Chaque phrase semble avoir été pesée, non pour impressionner, mais pour atteindre une justesse émotionnelle presque chirurgicale. Il y a dans son style une économie de moyens qui n’exclut jamais la beauté. Les images surgissent sans ostentation, comme des éclats de lucidité qui éclairent soudain une scène ou un état d’âme.

Cette écriture, à la fois sobre et vibrante, donne au roman une tonalité singulière : on y sent une pudeur, une retenue, mais aussi une intensité souterraine qui affleure constamment.

Des personnages façonnés par leurs manques

Les protagonistes de L’Attente ne sont pas définis par ce qu’ils possèdent, mais par ce qui leur échappe. Ils avancent dans la vie avec des zones d’ombre, des regrets, des désirs inavoués. D’Amours excelle à montrer comment les êtres se construisent dans les interstices : entre deux décisions, entre deux rencontres, entre deux silences.

Ce sont des personnages profondément humains, jamais caricaturaux, toujours ambivalents. Leur fragilité n’est pas un défaut, mais une porte d’entrée vers une compréhension plus fine de ce qui les anime.

Le temps comme personnage

Peu de romans contemporains parviennent à donner au temps une présence aussi palpable. Ici, il n’est pas un simple cadre : il agit, il pèse, il transforme. L’attente devient un révélateur, un catalyseur, parfois même une menace. On ressent physiquement le ralentissement, l’étirement, la dilatation des heures.

Cette maîtrise du tempo narratif est l’une des grandes forces du livre. Elle crée une atmosphère unique, presque hypnotique, qui accompagne le lecteur longtemps après la dernière page.

Une atmosphère enveloppante, presque sensorielle

D’Amours sait créer des ambiances. Les lieux — qu’ils soient urbains, domestiques ou naturels — ne sont jamais de simples décors. Ils respirent, ils influencent, ils résonnent avec l’état intérieur des personnages. Le roman possède une qualité presque cinématographique, mais sans jamais sacrifier la profondeur littéraire.

On sort de L’Attente avec l’impression d’avoir habité un espace mental autant qu’un récit.

 

Verdict

Un roman d’une grande maturité, porté par une écriture fine et une compréhension aiguë des mouvements intérieurs.


L’Attente est de ces livres qui ne cherchent pas à éblouir, mais qui finissent par marquer durablement. Une œuvre subtile, profonde, et étonnamment lumineuse malgré son apparente sobriété.

Élise Montbrun,
LE MAGAZINE LITTÉRAIRE

Anne-Josée Cameron,
RADIO-CANADA

Bio

Optimisation photo n.png

Une page Bio est un peu comme une présentation sur un site de rencontres : quoi que vous y disiez, ce sera toujours un peu inutile, quand ce n'est pas ridicule. Je vais donc éviter de dire que j'aime le vin, les marches au grand air et les soupers entre amis... Je me contenterai de mentionner que la littérature est pour moi essentielle et que sans la lecture et l'écriture, il y a longtemps que j'aurais pris la sortie de secours.

J'écris depuis que je suis adolescent. La tentative de guérison de cette époque est devenue une « rage de vérité ». J'ai publié mon premier livre à 30 ans et plusieurs autres ont suivi depuis. Pendant longtemps, mes écrits ont gravité autour des mêmes thématiques : la lutte continuelle entre avoir et être, entre soumission et liberté, entre endormissement et lucidité.

Je ne crois pas qu’il y ait une énorme différence entre quelqu’un qui consacre sa vie à l’écriture et quelqu’un qui travaille dans un bureau. Nous sommes tous confrontés aux mêmes grandes questions. Pierre Dac y répondait ainsi : « Je suis moi. J’arrive de chez moi. Et j’y retourne. » L’écriture est ma façon de chercher des réponses à ces questions existentielles et, parfois, d’en trouver.

Or, le monde d'aujourd'hui n'est plus celui d'il y a dix ans. Il est secoué par de nouveaux problèmes et la façon d'en faire la critique devait s'adapter. J'ai découvert que l'humour et l'absurde – qui teintent mon plus récent recueil de nouvelles – sont souvent des armes bien plus efficaces et tranchantes que le sérieux formel pour mettre en lumière nos travers sociaux.

Ce besoin de vérité a aussi réveillé une autre facette de mon écriture : l'horreur et le fantastique. C'est à la fois un retour aux sources – un clin d'œil aux Stephen King, Bram Stoker et Mary Shelley qui m'ont fait tomber en amour avec la littérature de genre – mais aussi une nécessité viscérale. Les souffrances physiques des dernières années exigeaient d'être évacuées, exorcisées par les mots. C'est de là qu'émerge Statique, mon roman d'horreur et fantastique, qui prouve que l'angoisse est, elle aussi, un puissant miroir de notre société.

Je me suis fait écrivain parce que c’est le plus court chemin que j’ai trouvé entre moi et moi-même, mais surtout parce que la folie n’est pas toujours là où on croit l’entendre crier. Mon souhait le plus cher est de parvenir à une authenticité totale, peu importe que j'utilise la philosophie, l'éclat de rire absurde ou les ténèbres pour y arriver.

In The Press
Bio

En ce moment

Pas d'événements pour le moment

News and Events

Contact

Pour toutes informations, contactez directement Guy D'Amours

Suivez-moi

  • Facebook
  • Instagram
Contact

© 2026 Guy D'Amours  Tous droits réservés

bottom of page